The youth mouvement today is no small matter, check out this video about the Quebec student strike against tuiition hikes: jeunesse d'aujourd'hui Currently 100,000 students are on strike.
Please note, that the student struggle is not just about students being able to pay a tuitition hike but much more about the place of education in society and how it is made available to everyone and not just to the rich and the children of the rich;
A blog from Quebec dealing with Earth, eco-theology, social justice and Latin America.
Friday, 2 March 2012
Saturday, 25 February 2012
Declaration Regarding Personal and Collective Commitments
Over the last months I have been part of a committee preparing the document given below. It is a foundational document for the Occupy Montreal movement. I present it as it was approved in a general assembly this afternoon, first in English and then in the original French. It should be noted that the document was approved under a Creative Commons agreement, that other groups are free to adopt it and to adapt it as long as they give reference to the original approved by Occupy Montreal.
This text is shared according to the terms of
the Creative Commons. The most recent version can be found at http://oqpy.pan.waglo.com/philo/politique/node197
Original French Version: (used at the assembly)
Le contexte
Nous nous sommes d'abord mobilisés en manifestant notre indignation à travers le mouvement Occupy, localement 'Occupons Montréal', parce que :
L'objectif des engagements
Declaration Regarding Personal and Collective Commitments
(approved in a general assembly of Occupy Montreal, February 25, 2012)
In order to encourage the participation of people coming
from different perspectives toward a social mobilization and collaborative
movement, Occupy Montreal (the October 15th movement) states that the following
commitments constitute the foundation of our dialogue and action.
The Context
To begin with, we are rallied in order to show our
indignation through the Occupy movement, locally called Occupy Montreal,
because
·
The current economic mechanisms and principles
harm peoples’ dignity and lead to growing injustices.
·
The blind search for profit degrades the
environment at a speed that is threatening life.
·
Freedom of thought and the democratic life of
99% of the people are threatened by the grip of 1%.
The objective of
the commitments
We want to go further now by adopting individual
commitments that have a collective impact. By agreeing on these values, we
commit to change ourselves at the same time as we change the world, since one
cannot advance without the other.
|
It is people’s
involvement that will make a difference
By adopting these commitments, we hope to contribute to
changes that will bring about a more just society. In order to put an end to
the activity of a minority of persons who reserve to themselves the control of
the principal resources of our planet, there has to be a massive participation
of the population within a democratic movement. Every gesture counts! By means
of this text, Occupy Montreal intends to promote an awareness that will benefit
everyone and the generations to come.
Let’s move forward!
Original French Version: (used at the assembly)
Déclaration des
engagements individuels et collectifs
mis de l'avant par Occupons
Montréal, approuvée en assemblée générale, 25 février 2012
Dans le but de favoriser la participation de
personnes d’horizons différents à une mobilisation sociale et un mouvement
concerté, Occupons Montréal (Mouvement du 15 octobre) affirme que les
engagements suivants constituent notre fondement au dialogue et à l’action.
Le contexte
Nous nous sommes d'abord mobilisés en manifestant notre indignation à travers le mouvement Occupy, localement 'Occupons Montréal', parce que :
- les mécanismes et les principes économiques actuels portent atteinte à la dignité des personnes et causent des injustices grandissantes ;
- la recherche aveugle du profit dégrade l'environnement à une vitesse qui menace la vie ;
- la liberté de pensée et la vie démocratique des '99%' du Peuple sont menacées par l'emprise du '1%'.
L'objectif des engagements
Nous voulons maintenant aller plus loin en adoptant
des engagements individuels ayant un impact collectif. En nous entendant sur
ces valeurs, nous nous engageons à changer en même temps que nous changeons le
monde, car l'un ne va pas sans l'autre.
« En vue de participer dès maintenant aux
changements collectifs en cours, c'est personnellement et volontairement que je
m’engage à faire de mon mieux pour :
HUMANITÉ : Développer le lien qui
m'unit aux autres et chercher la valeur dans les relations humaines plutôt que
dans les marchandises.
ENVIRONNEMENT : Respecter les êtres vivants, leurs habitats et consommer de façon responsable.
CONNAISSANCE : M’éduquer et encourager l'échange des connaissances.
RESPONSABILITÉ : Cultiver l’esprit de conciliation dans mes relations et communications avec les autres.
JUSTICE : Prendre la parole et agir pour dénoncer les injustices.
INCLUSION : M'ouvrir à la diversité des êtres et respecter les différences.
NON-VIOLENCE : Défendre mes valeurs avec dignité sans tomber dans le piège de l'oppression.
TRANSPARENCE : Être intègre et ne pas accepter les mensonges et la corruption.
SANTÉ : Prendre soin de moi.
EMPATHIE : Reconnaître les sentiments des autres et en tenir compte.
HUMILITÉ : Reconnaître que je peux être dans l'erreur. »
ENVIRONNEMENT : Respecter les êtres vivants, leurs habitats et consommer de façon responsable.
CONNAISSANCE : M’éduquer et encourager l'échange des connaissances.
RESPONSABILITÉ : Cultiver l’esprit de conciliation dans mes relations et communications avec les autres.
JUSTICE : Prendre la parole et agir pour dénoncer les injustices.
INCLUSION : M'ouvrir à la diversité des êtres et respecter les différences.
NON-VIOLENCE : Défendre mes valeurs avec dignité sans tomber dans le piège de l'oppression.
TRANSPARENCE : Être intègre et ne pas accepter les mensonges et la corruption.
SANTÉ : Prendre soin de moi.
EMPATHIE : Reconnaître les sentiments des autres et en tenir compte.
HUMILITÉ : Reconnaître que je peux être dans l'erreur. »
C'est l'implication des personnes qui fera la
différence
En adoptant ces
comportements, nous souhaitons contribuer aux changements qui amèneront une
société plus juste. Pour mettre un terme aux agissements d'une minorité de
personnes qui se réservent le contrôle des principales ressources de notre
planète, il est nécessaire d'avoir une participation massive de la population
au sein d'une mobilisation démocratique. Car chaque geste compte!
Occupons Montréal vise, par ce texte, à susciter une prise de conscience qui bénéficiera à l'ensemble du monde et des générations à venir.
Allons de l'avant !
Occupons Montréal vise, par ce texte, à susciter une prise de conscience qui bénéficiera à l'ensemble du monde et des générations à venir.
Allons de l'avant !
Ce texte est diffusé selon les termes de la licence Creative Commons.
Version 0.99. La source de ce document vivant se trouve à: http://oqpy.pan.waglo.com/philo-politique/node/197
Tuesday, 31 January 2012
Non-violence, campements et jardins
![]() |
| Occupons Montréal - Novembre 2011 |
Dans la dynamique de la « praxis » (action-réflexion-action) du mouvement Occupons Montréal (OM), j’essaie de participer surtout en encourageant la réflexion tout en m’impliquant aussi dans au moins quelques unes des actions.
Par cette essai, je prétends ouvrir une réflexion sur trois thèmes que j’ai l’intention, avec temps, de développer plus en détail. Ici, ce ne serait que pour indiquer une hypothèse sur le sens de l’interrelation de ces trois éléments pour le mouvement. Les thèmes, annoncés déjà dans le titre, sont d’une grande actualité à ce moment de l’évolution du mouvement OM. J’espère que mes ruminations aideront à les situer mieux mais aussi à provoquer une prise de conscience généralisée chez les occupants.
Pour Gandhi, grand pratiquant de la non-violence et celui qui a aussi le plus marqué la théorie, le cœur de ce chemin se trouve dans deux mots hindis : satyagraha et ahimsa. Le premier fait référence à la force de la vérité cachée par l’oppression et qui est mis en clarté par une action directe. Ahimsa souvent se traduit par « amour », c’est-à-dire l’effort de chercher le bien de l’autre, surtout de l’autre qui est exclu et opprimé. Il faut dire tout de suite que la vérité et l’amour cherché dans la non-violence ne sont ni des éléments abstraits ni de l’affection sentimentale. Ce sont toujours des réalités vécues dans l’action et dont on découvre le sens et la profondeur au moyen d’une réflexion postérieure sur l’action. L’exemple le plus connu dans la vie de Gandhi a été la marche du sel. Les Anglais avaient mis une taxe sur l’achat du sel. Gandhi a convoqué une marche vers la mer pour récolter du sel le long de la plage. Ainsi il a révélé à la population indienne le pouvoir qu’elle avait de prendre la vie entre ses propres mains et gérer ses affaires sans besoin de l’empire britannique. En même temps, il a révélé l’impuissance de l’empire, ce qui a encouragé la population à aller encore plus loin. Dans son action, il était très important d’aller directement, publiquement et massivement contre les directives formelles du gouvernement colonial. C’était ça qui faisait l’impact de son action. La vérité derrière l’action de Gandhi était que la population indienne, sujet de l’empire britannique, était en réalité un peuple fort de dignité, de savoir et de pouvoir pour gérer ses affaires sans besoin de l’empire. Si le mouvement OM a décidé de prendre la route de la non-violence, il fallait donc chercher la vérité cachée par le système dominant de telle façon qu’on pourrait, par une action directe, convoquer la population à trouver sa propre force.
Le mouvement a commencé avec un campement à la Place du peuple (anciennement connu comme Square Victoria). En situant leur campement en plein milieu du secteur financier de Montréal, il envoyait un message aux super-riches de la société que leur pouvoir était vide. Il ouvrait une piste d’action autonome et libre. Il annonçait à la société qu’il est possible de trouver une autre manière de vivre sans dépendance à l’empire de la monnaie.
Les trois réalités qui préoccupent le plus les pauvres et les exclu(e)s de la ville de Montréal sont une combinaison de soucis de logement, de nourriture et d'appartenance. Grand nombre de citoyens de la ville souffrent de l’insécurité de trouver un logement abordable et d’avoir une sécurité alimentaire, surtout d'aliments sains. Il y a aussi énormément des personnes à Montréal qui souffrent de l’isolement et de la solitude.
Par la seule action de camper sur la Place du peuple, le mouvement répondait à ces trois soucis. Même sans jamais le dire clairement, le campement mettait ces besoins en évidence pour tout le monde et pointait vers une piste pour y répondre : vivre ensemble, en communauté heureuse et solidaire, en se nourrissant de façon communautaire. Pendant quelques semaines, le mouvement, par sa présence seule, questionnait tout le système de logement, d'alimentation et de vivre ensemble qui régit la ville. Et, en même temps, le campement ouvrait une espace où déjà il y avait moyen d’avancer vers des solutions pratiques.
En choisissant un campement en plein centre-ville, le mouvement prenait parti pour les exclus mais aussi forgeait son identité en tant que mouvement. À partir de là, c’est la question du logement, de l'alimentation et de vivre ensemble qui marquera l’identité du mouvement. C’était une action directe qui allait contre les normes officielles de la ville et qui mettait en question la capacité de la ville de gérer ces trois éléments. Aller à la Place du peuple simplement pour passer la journée ensemble en partageant un repas n’aurait pas eu d’impact. Ce genre de rassemblement se fait partout dans la ville—au Parc Lafontaine, Parc Maisonneuve et Parc Jarry, par exemple—tout au long de l’été sans problème et sans présence médiatique. Ce qui faisait la différence, c’est qu’on est allé beaucoup plus loin : Contre toutes les normes pour vivre ensemble dans la ville de Montréal, le mouvement a prétendu établir une communauté permanente et vivre ensemble en plein milieu d’un espace public. En faisant leur rassemblement de cette façon-là, le mouvement a remis en question le pouvoir de la ville de régir la façon dont les citoyens trouvent solution à leurs besoins d’avoir un toit, de se nourrir et de vivre la solidarité. C’est ça, la force du mouvement. Si le mouvement veut continuer il faut bâtir à partir de ce qu’il a initié le 15 Octobre 2011. Wednesday, 25 January 2012
The Original Praxis of Non-Violence
Even if the coining of the word “non-violence” is attributed to Gandhi, the sources he turned to in order to give meaning to the word go back in history through people like Tolstoy, Thoreau and especially Jesus, who appears to be the original source of the “praxis” (action-reflection-action) of non-violence (in the sense of ahimsa and of satyagraha).
It is important to note that the most salient characteristic of Jesus’ practice is his attention to the sick and excluded. It was a question of the heart. We are told a leper approached him and said, “If you want to, you can cure me.” (Mark 1, 40-45) The Gospel writer goes on to say that Jesus replied, “Of course I want to” and, contrary to a very important norm of his time that forbade all contact with lepers, he touched him, thus making himself as “unclean” as the leper. In another place, we read that Jesus felt compassion for the crowd because they wandered without direction. He is also said to have wept at the tomb of his friend Lazarus before calling him out of the cave. Jesus was filled with compassion for those who were rejected by society and condemned to poverty and solitude. Everything he did flowed from that unceasing love for the people who had no place in the society of his time.
Jesus was a Galilean, progeny of a people who, at that moment, lived under a Roman military occupation that had established a local puppet government and were supported by a sector his own society (the Pharisees, Sadducees and, above all, the Scribes, who were the lawyers of his time). This sector conspired with the Roman authorities to assure their privileges. He was wise enough not to attack the empire directly or his public life might have been even shorter than it was. Galilee was a zone of revolt against the occupation but also against the temple religion. There is nothing strange in the fact that Jesus rejected the temple and its rules as maintained by the Scribes. While he cast doubt on the legitimacy of the imperial authority, he reserved his anger and his direct actions for the temple and its defenders.
His manner was to approach the excluded and to treat them as full persons, worthy of his attention and perfectly capable to participating fully in society. To demonstrate this conviction, he went against all the social norms that posed an obstacle to that participation: he “cured” the blind, the paralyzed, the deaf and the lepers; he “pardoned” those who had no means to comply with all the rules imposed by the authorities; he refused to recognize the legitimacy of norms that prevented doing good on the Sabbath. In so doing, he publicly opposed the authorities who interpreted these gestures as a personal insult. He went so far as to chase the vendors from the temple. His was a life of classic “direct action.”
Jesus placed enormous importance on the truth: “The truth will make you free,” that is to say, will liberate you. It is the same word in Hebrew as what religion terms “salvation.” For Jesus, the truth that counts here is that the excluded are persons who deserve recognition for their dignity and who can fully and freely participate in society. It was a fundamental commitment and he accepted the consequences. When the Gospel of Mark says that the people were awed by the fact that he spoke “with authority,” It points to the inner power that radiated from his conviction of the value of the poor and excluded.
Those who followed Jesus tried to do the same and paid a great price for being an open and inclusive community. For decades, that first community tried to dialogue with their own Jewish people until finally they were expelled from the synagogue. For two centuries after that, they remained distance from the dominant power of the empire refusing to recognise its demands. Thousands were executed.
Even after the Christian authorities made a pact with the empire—for motives we can only imagine—there were always those who sought to be faithful to the initial inspiration. The best known of these is Francis Bernardoni, better known as “of Assisi.” It is well to remember that Francis took in hand the great conflict of his time between the state power of the Christians and that of the Muslims. He went, all alone, to ask for a dialogue with the Sheik on the Muslim side and after quite an adventure managed to meet him on Muslim territory. There is no document recounting the details of their conversation but we know that they had a meeting of hearts. Following that the Sheik ordered that Francis be given safe passage back to his own land.
So then, when Gandhi developed his practice of non-violence, he had before him the example of Jesus and that whole history of the communities who followed him.
What might that mean for today? The empire and the complicit religion are all too clear and yet it would seem most people have no "eyes to see or ears to hear." The political empire is led by the "highly industrialized nations" led by the United States. The religion complicit with it is that of money led by the banking system and the major multinational corporations. The great handicape for change today is that the vast majority of the population (certainly of the countries of the "North" are in a situation of life-idebtedness to the system. Most depend totally on that economic religion for their survival, involved in "selling" their freedom in order to have a job and a livelihood. In this respect, the population of the countries of the "North" are in a situation of serfdom, of ecnomic slavery. They cannot imagine, at all, stepping outside the lines that provide their only imaginable option.
It would seem to me evident then that a non-violent approach would probably follow much of that employed by Jesus in his time. And for that I leave it to your imagination since the power of non-violenct action has always relied on its capacity for inventivent, creativity and surprise.
What might that mean for today? The empire and the complicit religion are all too clear and yet it would seem most people have no "eyes to see or ears to hear." The political empire is led by the "highly industrialized nations" led by the United States. The religion complicit with it is that of money led by the banking system and the major multinational corporations. The great handicape for change today is that the vast majority of the population (certainly of the countries of the "North" are in a situation of life-idebtedness to the system. Most depend totally on that economic religion for their survival, involved in "selling" their freedom in order to have a job and a livelihood. In this respect, the population of the countries of the "North" are in a situation of serfdom, of ecnomic slavery. They cannot imagine, at all, stepping outside the lines that provide their only imaginable option.
It would seem to me evident then that a non-violent approach would probably follow much of that employed by Jesus in his time. And for that I leave it to your imagination since the power of non-violenct action has always relied on its capacity for inventivent, creativity and surprise.
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